jeudi 28 octobre 2010

Nouveau système de réservation en ligne pour le Riyad El Mezouar

Un nouveau système de disponibilité et réservation en ligne été mise en place sur le site du Riyad El Mezouar (www.mezouar.com) permettant :

  • de connaître en temps réel la disponibilité des chambres en fonction des dates
  • de faire une réservation de bout en bout, sécurisée par le paiement en ligne d'un acompte et donc avec confirmation immédiate

Réservez maintenant !

dimanche 17 octobre 2010

When Marrakech was wild: Hideous Kinky

Marrakech gained its major bohemian appeal in 1960’s as the likes of Yves Saint Laurent, The Beatles, The Rolling Stones and Jean-Paul Getty all came to hang out here.

Hideous Kinky depicts Marrakech at this time, seen through the eyes of a five-year-old little girl who travels in North Africa with her hippie mother and her older sister.

Living in a cheap hotel and making a living out of making hand sewn dolls, the girls explore the city, picking up the language and even passing themselves off as beggars. This is definitely not a conventional vision of Marrakech!

Written in 1992 by Esther Freud, the daughter of painter Lucian Freud and great-grand daughter of Lucian Freud, the novel is full of delicate irony: while the mother immerses herself in the Sufi religion and quests for personal – and sexual – fulfillment, the children begin to rebel, the older sister insists on going to school while the narrator dreams of mashed potato…

The book was translated in French under the title “Marrakech Express” and adapted into a film in 1998.

mercredi 22 septembre 2010

A walk nearby Riyad el Mezouar: Rahba Kadima



Nearby Riyad el Mezouar, The Rahba Kadima Square (or Place des Epices), is a fascinating, both colourful and fragrant, place.

The centre of the square is filled with ladies wearing djellabahs selling woven palm leaf baskets and bags and crocheted skullcaps.

On the north side of the square is the very popular Café des Epices where you can soak up the atmosphere and watch the world go by. A few shops along from the café are some carpet shops adorned with colourful rugs which make a beautiful visual effect.

But the main interest of the square – which is actually triangle shaped - is its perimeter made up of spice shops. You can find spices used in cooking: coriander, cinnamon, cumin, ginger, turmeric, paprika, saffron, coriander, pepper, aniseed, harissa. You will also find ras-el-hanout which is a blend of various common spices and sometimes nigella, galangal, rosebuds, lavender, ash or rowan berries, mace... Everyone has its own mixture.

Moreover, you will find “useful” things like indigo for dying fabric, sandalwood, stone alum which can be used as an aftershave. The spice shops are like a local pharmacy, they are herbalists but they also sell magic remedies…

lundi 6 septembre 2010

Architecture et matières : la mode au Maroc vue par Noureddine Amir


Noureddine Amir est entré dans la mode comme un militant. Avec conviction et passion. Il n’a pas quitté sa modestie et sa gentillesse mais sa sensibilité extrême, son perfectionnisme et son refus des compromis font de lui un grand artiste.

Son premier geste a été une libération. Même s’il s’est d’abord inspiré des vêtements traditionnels, les vêtements bruts et sobres de ses premiers défilés de haute couture marquaient une rupture nette avec les caftans brodés et dorés de la femme marocaine.

Noureddine Amir utilise le raphia, le feutre, le « bzioui », un voile de laine que produit au compte goutte une dernière communauté de femmes dans un village de montagne, plus récemment l’organza et la soie. Même si son travail tend à l’épure, il n’hésite pas à jouer avec les effets de matière : fils de soie noire pareils à de longs cheveux, sculptures de raphia, voire de métal, soie froissée ou roulottée, broderies…

Ses couleurs fétiches sont le noir et le blanc et les couleurs de terre. Il utilise des teintures savantes et les tatouages au henné et va jusqu’à peindre lui-même ses créations...

Mais c’est avant tout les coupes qui font l’originalité de ses modèles : longues, fluides ou rigides, toujours très structurées. Les silhouettes sont élégantes, presque austères et même hiératiques.

Et les lignes masculines, ne sont pas moins intéressantes…

Certaines créations de Noureddine Amir peuvent évoquer le travail d’Issey Miyake. En tous cas, pour ces deux stylistes, l’architecture du vêtement revêt une importance essentielle. Et la mode devient sculpture.

Les collections de Noureddine Amir sont visibles dans son show room de Marrakech, un lieu à son image : subtil, original et inspiré…

http://www.noureddineamir.com/

mercredi 1 septembre 2010

A traditional Ramadan course: Harira

Harira is the traditional Moroccan soup.

It is usually eaten at the end of the day (ftour) to break the fast during the Muslim holy month of Ramadan. It is generally served with hard-boiled eggs sprinkled with salt and cumin, dates and other favorite dried fruits like figs and chabakia (honeyed pastries).

The ingredients of harira vary depending on regions and from a family to another.

The following recipe has been collected by Peta Mathias.

Serves 6

Ingredients

-       1 tbsp smen (rancid butter) or 2 tbsp butter or olive oil
-       2 onions (250 g), chopped
-       2 tbsp celery leaves, chopped
-       ½ cup parsley, chopped
-       1 tsp turmeric
-       1 tsp salt
-       Freshly ground white pepper
-       ½ tsp cinnamon
-       2 pinches saffron
-       ½ tsp paprika
-       500 g lamb in 1 cm cubes
-       Giblets and trimmings of 1 chicken
-       ½ cup green lentils
-       2 tbsp fresh coriander, chopped
-       1 kg very ripe tomatoes, peeled and puréed or 2 x 400 g tins of tomatoes
-       2 tbsp tomato paste
-       1 litre lamb or chicken stock or water
-       3 tbsp flour
-       Lemon wedges


Method

  1. Heat fat in a large pot and sauté the onions, celery leaves, parsley and turmeric for about five minutes. Then add salt, pepper, cinnamon, saffron, paprika, lamb and chicken bits. Continue sautéing until golden, for about fifteen minutes.
  2. Add lentils, coriander, tomatoes, tomato paste and stock or water. Bring to boil then lower heat to a simmer. Cover and cook for half an hour or until lentils are soft.
  3. Whisk flour with enough water to make a runny paste and add, stirring all the time, to the soup. Cook for about five minutes.

Serve in bowls with lemon wedges on the side.

Peta Mathias, Culinary Adventures in Marrakech, Penguin

mercredi 28 juillet 2010

Yves Saint Laurent et Marrakech


Lorsque Yves Saint Laurent découvre Marrakech en janvier 1967 à l’âge de 33 ans, il en tombe immédiatement amoureux. Cette ville lui rappelle l’Algérie de son enfance et il s’y sent chez lui. Mais c’est surtout un choc esthétique et sensuel. Il dira plus tard « Avant, je n’utilisais que des teintes sombres. Le Maroc est arrivé avec ses couleurs… Celles de la terre et du sable. Mais aussi celles de la rue : les femmes en caftan turquoise, mauve… Et le ciel. » D’après Laurence Benaïm, cette découverte est pour lui une véritable initiation, Marrakech devient sa « capitale de la lumière et du désir ».

Yves Saint Laurent et Pierre Bergé achètent une maison dans les trois jours, le Dar el Hanch (la maison du serpent), au beau-frère de Barbara Hutton. C’est une maison simple et pleine de charme, « les pièces sont comme de petites boîtes, reliées les unes autres par des escaliers miniatures. On descend trois marches, on en remonte quatre », qu’ils décorent avec des objets marocains trouvés dans les souks.

Une petite maison mais toujours pleine à craquer dira Betty Catroux. Yves Saint Laurent y passera désormais trois mois par an et les amis défilent, généralement au moment de Pâques : Thadée Klossowski, Hélène Rochas, Loulou de La Falaise, Clara Saint, Charlotte Aillaud, Fernando Sanchez…

Pierre Bergé se souvient de cette époque extraordinaire : « C’était l’âge d’or. L’Orient. Des dîners merveilleux. Des gens en caftan. Des domestiques, des orchestres dans les jardins. Une atmosphère des mille et une nuits. Nous étions fous de Wagner. On partait dans les champs d’abricots, on faisait des pique-niques lointains… »

mercredi 7 juillet 2010

Un peu de botanique : le bigaradier



Le jardin du Riyad el Mezouar s’orne d’un grand oranger qui est plus précisément un bigaradier ou oranger amer.

Le bigaradier (Citrus aurantium ou citrus bigaradia) est un arbre de la famille des agrumes (rutacées) qui orne traditionnellement les riyads de Marrakech.

L’origine du bigaradier est incertaine : Chine ou Inde de l’est suivant les sources. En tous cas, il semble que les Arabes connaissaient la bigarade dès le Xème siècle et l’utilisaient déjà comme condiment, comme remède, et comme essence. Ils l’ont introduite dès le XIème siècle en Italie, en Sicile et en Espagne. Elle s’est ensuite implantée dans l’ensemble du bassin méditerranéen. Les Maures le cultivèrent intensivement près de Séville en Espagne, c’est la raison pour laquelle est parfois dénommée orange de Séville.

Le bigaradier est un arbre de 5 à 10 mètres. Ses feuilles sont ovales, luisantes et persistantes avec une épine à l'aisselle des feuilles inférieures.

Les fleurs de notre oranger amer sont blanches, plus grandes que celle de l'oranger doux et sont très odorantes. Notre bigaradier fleurit au mois de mars et le parfum que diffuse ses fleurs dans tout le Riyad est un vrai bonheur...

Le fruit du bigaradier est récolté en décembre. Plus petit que l'orange douce, sa peau est rugueuse et parfois teintée de jaune. Sa chair est acide, peu juteuse, très amère et contient beaucoup de pépins.

En Orient, la bigarade a été utilisée de tout temps par les cuisiniers arabes qui se sont inspirés des Perses.

L’eau de fleur d’oranger est utilisée aussi bien en pâtisserie et pour les entremets qu’en cuisine salée comme l’eau de rose. Les Libanais font le café blanc à base d’eau chaude sucrée ou non selon le goût, et d’eau de fleur d’oranger ; cette boisson est réputée pour son goût incomparable et ses propriétés digestives.


En Occident, la pulpe une fois cuite sert à la fabrication des fameuses confitures anglaises, les « orange marmelades », et des fruits confits. Les languettes d'écorce sont délicieuses confites ou enrobées de chocolat. Les écorces macérées parfument un vin d'orange très délicat.

La bigarade est aussi à l’origine de toutes les recettes dites « à l’orange »., notamment le célèbre canard à l’orange.

En parfumerie, la fleur du bigaradier, très parfumée, sert à la fabrication de l'absolue de fleur d'oranger, de l'eau de fleur d'oranger et de l'essence de néroli.

Les rameaux et les feuilles sont utilisés pour la fabrication de l'essence de petit grain bigarade, une huile essentielle qui parfume nos produits d’accueil.